J'ai compris. Oui, j'ai compris ce qu'il m'est arrivé, ou plutôt, on me l'a dit. Après ma deuxième
semaine de coma les Black Rainbow n'ont plus crus à mon réveil. Ils ont donc trouvés une autre guitariste; nommée Elise. Ils m'ont oubliés, ont continués la musique, les concerts, je suis maintenant bannie des Black Rainbow. Ils m'ont retirés tout ce que j'avais. L'ont offert à Elise. Ils n'avaient pas le droit ! Pas le droit de faire ça ! Je dois recommencer ce que j'ai commencé depuis 15 ans ! Créer et diriger mon avenirs, pour qu'il soit plus beau encore que jamais. Qu'il soit travaillé et endurcis. Est-ce que je comptais vraiment pour eux ? Ce concert, était-t-il vraiment le dernier ? Ou peut-être simplement en train de rêver. J'ai le sentiment d'être abandonnée. Je n'ai plus personne à qui m'accrocher. Laissée, abandonnée, ils dirigaient ma vie, et maintenant c'est finit. Je recommence comme au premier jours de ma naissance, crier, attendre que quelqu'un me prenne et me dirige. J'ai le sentiment d'être éttouffée, éttouffée des moyens que je n'ai pas. Je suis faible et sans défense, juste 3 mois à oublier, 15 ans à délaisser... Tout ça est passé tellement vite. En deux jours, j'ai appris que ma vie s'était arrêtée, et avait recommencé par magie. J'ai appris que j'a frôlé la mort, et la peur de ne plus revenir. J'ai appris qu'on m'avait abandonnée, laissée comme une vulgaire chiffon, qu'une fois vieux on change, et en reprends un nouveau... En oubliant l'ancien, comme s'il n'avait jamais existé. Je ne suis plus que du passé. Je pourrais mourir si je le veux, garder en moi tous ces souvenirs... Car pour moi mourir, ce n'est pas que cesser de vivre... Mais c'est qu'on n'ait plus de souvenirs, plus de souvenirs de nous, qu'on nous oublie, qu'on soit nulle part, banni du coeur des autres, et éffacé, voir remplacé des souvenirs des autres. Je peux mourir si je le veux. Je serais laissée dans un monde qui n'existe pas. Pour qu'on me perde. Qu'on ne me recherche pas. Car pour moi, on ne courrira pas. On ne pleurera pas ma perte. Je n'ai plus d'endroit ou m'accrocher. J'ai perdu mon future, mon passé ne me sert plus à rien... J'ai perdu ces 15 années, à travailler pour que quelqu'un d'autre en profite... Et qu'en quelques jours seulement, on puisse me remplacer... Même avec plus d'enthousiasme qu'avant. [...]
Yũshi,